Affaire

L'acquittement de la sœur de Sofiane : Les experts cloués au pilori

18 Avril 2018
AFFAIRE

Les jurés de la cour d'assises de la région de Bruxelles-Capitale ont acquitté Bouchra Farih, 20 ans, défendue par maître Catherine Toussaint et Yannick Devlaemynck de la charge de meurtre de son petit frère Soufiane, 4 ans.

Le 1er juillet 2015 vers 16h00, Bouchra Farih appelle une voisine au secours car son petit frère gît inconscient sur le canapé.

La voisine contacte immédiatement les secours.

Malgré d'importants moyens mis en œuvre pour le réanimer, le décès du petit garçon est prononcé une heure plus tard.

La justice ayant estimé le décès suspect, une enquête, dirigée par le juge d'instruction Berta Bernardo mendez sera ouverte.

Un collège d'experts en médecine légale est désigné et remis l'ensemble des conclusions suivantes :présence de pétéchies oculaires, sillon de strangulation, lésions aux poumons.

Ces symptômes permettaient de déduire que Sofiane est décédé à cause d'une asphyxie mécanique. Cependant certaines de ces lésions peuvent être dues aux manoeuvres de réanimation cardiaque.

Le docteur Boxho, le médecin interniste premier intervenant sur place avait déclaré la même chose aux enquêteurs.

Mais lors de sa comparution, stupeur, le médecin revient sur son premier diagnostique, en ce que le sillon de strangulation pouvait absolument être expliqué par la pause du masque de la réanimation.

D'autres experts requis par la défense ont quant à eux conclu que le décès pouvait avoir d'autres causes telles une déficience respiratoire ou une crise d'épilepsie.

Néanmoins , Bouchra Farih a été arrêtée et inculpée de meurtre.

Selon les enquêteurs, elle aurait assassiné son petit frère car elle voulait voir son petit ami dans le dos de son père vers 16h.

D'un autre côté, Soufiane avais souffert du même épisode de déficience respiratoire le 15 juin et pour lequel il avait été admis aux urgences sans qu'aucun diagnostique ne soit posé.

Ce jour-là aussi, Bouchra était seule avec lui.

Elle a toujours fermement nié cette version et ses parents ne lui ont jamais retiré leur soutien total.

Après la marche arrière du docteur Philippe Boxho, il ne restait plus à l'avocat général, Stéphane Lempereur, demander l'abandonné des poursuites, jetant théâtralement nombre de rapports, procès-verbaux et autre dans sa poubelle.

Il a aussi, à juste titre, blâmé la façon dont le dossier a été traité, le manque de rigueur des enquêteurs et même de la juge d'instruction.

Il a aussi regretté qu'une toute jeune fille se retrouve en prison et qu'une famille entière ai été sous le rouleau compresseur de la justice, en enfer.

Au moment de la clôture de l'audience, le président De Grève, s'est adressé à Bouchra Farih pour lui expliquer qu'elle n'a pas bénéficié d'un acquittement pur et simple et lui a conseillé de se mettre en ordre avec sa conscience.

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